Cornonterralh

Cournonterral

Cournonterral d'après le plan section D du Cadastre Napoléonien de 1819.

Cournonterral

Le Blason

Blason

Blason de la communauté de Cournonterral (depuis 1696).
Par RICESCO 2011

Le blason de Cournonterral est de couleur azur au chef losangé de sinople et d'argent.
Couleurs symboles de justice, d'espérance et pureté.
L'écu est en forme de bouclier et le timbre surmontant l'écu est une couronne murale d'or à trois tours crénelées.
La couronne murale est destinée au premier à être monté sur la muraille d'une ville assiégée et y arborant l'étendard du général de l'armée.
Le chêne est le symbole de la force et le laurier représente l'heure des victoires..

Château Mallet: blasons de Vignoles et Ginestous
A noter qu'à Cournonterral il y a eu plusieurs familles seigneuriales: les Cournon, Montagnac, Montlaur, Fabrègues, Cases, Castelpers, Azèmar, Montolieu, Panat, Portalès, marquis de Ganges...
Je connais la plupart des blasons familiaux sauf 2: celui des Cournon et Saintauran. Alors si quelqu'un a des infos, merci d'avance.
PS: ce sont bien des blasons de famille dont je parle et non des blasons actuels de communauté.

Quelques infos en vrac

Le site communal était déjà occupé depuis des millénaires.
La première trace écrite date de l'an 1025, où le seigneur Gaucelm de Cornon est cité.
En l'an 1062 : Castellum de Cornon.
En l'an 1096 : Othon de Cornon s'engage pour la première croisade.
Etc...
Difficile de parler des Pailhasses sans parler de Cournonterral, mais plutôt que de re-raconter l'histoire de Cournonterral, je vous invite à visiter les pages réservées à l'historien Louis SECONDY , au site du GRAC et sur Le site officiel de la mairie.
Sur le fait, ils sont bien mieux documentés et mieux qualifiés que moi pour parler de l'histoire du village!
Pour cela je m'en tiendrais à présenter une petite série de photos tirée d'une série de cartes postales datant du début du siècle.

La légende voudrait que Cournonterral tire l'origine de son nom du fait qu'Hannibal, sur le chemin de Rome, se soit arrêté à la source du théron et sur le conseil de ses guides se serait écrié "CVR NON" ("pourquoi-pas" en latin).
A noter que ,contrairement à ce que voudraient nous faire gober quelques Cournonsécois, la légende de Hannibal est bel et bien une légende de Cournonterral et non de Cournonsec.
La légende de Hannibal n'est autre que le mythe fondateur du village. Le conte était déjà cité par A. Germain au début du XIXe siècle et avait été mise en forme par Claire Bonnier (1883-1966) "la Félibresse du Théron".

Une origine du nom plus probable: du celte COR-N (escarpement, hauteur) avec suffixe ONEM suivit de TERRAL (terres battues par le vent d'Est).
Au XIIe siècle l'on distingue le Castrum de Cornon et le village des Cazaligiis (village des masures).

L'esplanade servait de champ de foire pour accueillir les marchands venus pour les trois foires annuelles (le 1 Mai pour la fête de St. Jacques et de St. Philippe, le 14 Septembre pour la fête de la Ste. Croix et le 21 Décembre pour la fête de St. Thomas) et le marché du Mardi (lettres de François 1er de Juillet 1521 et de Charles IX de Janvier 1560-1561. Parchemins cotés 125 et 126).
En 1879, un groupe scolaire y fut construit et le champ de foire déplacé.

Le pont "l'intérêt local" fut construit dans les années 1870 pour enjamber le Coulazou suite à la naissance de la compagnie des chemins de fer.
Il resta en fonction jusqu'à la moitié du XXe siècle.
Un article très complet sur les chemins de fer de l'Hérault sur Wikipédia: Cliquez ici.

L'hôtel de Ville n'a pas été construit sur l'emplacement de la tour de l'horloge (comme l'indique la brochure touristique), mais de l'autre coté de "l'Entrée du Levant" (actuel Plan de la Bibliothèque). La Tour du Clochet fut démolie en 1868 lors de l'édification de l'Hôtel de Ville et se trouvait contre l'actuel fleuriste (voir dessin "A Cournonterral" plus bas).
La construction de l'hôtel de ville dura de 1870 à 1891.

Le Ramassol est une mare artificielle créée au XIVe siècle pour recueillir les eaux pluviales, pour alimenter en eau la construction des remparts et pour économiser l'eau des puits.
Il devint plus tard un abreuvoir public pour les troupeaux de moutons et chevaux.
Aujourd'hui, une mare aux canards...

L'église Saint-Pierre fut construite en 1819 sur l'emplacement de l'ancien édifice du XIVe siècle (Sainte Croix).
Le clocher actuel à été rehaussé, originellement il était à niveau inférieur au toit de l'église.
Sur la carte postale, on aperçoit accolé à la tour dite "Sarazine" le château de Portalès (effondré en 1920).

Le temple protestant fut édifié en 1818.
Le clocheton qui surmonte son clocher fut récupéré sur l'ancienne tour de l'horloge démolie pour bâtir l'hôtel de ville.
A l'origine, le Temple n'avait pas de tour mais un clocher semblable à celui de la chapelle des pénitents blancs et tourné dans le même sens.

L'enceinte du château de 1344, fortifié en 1393, comptait six tours et deux tourelles.
En 1693, un affaissement de terrain entraîna la chute d'une partie des murs, la tour du Théron.
Les remparts servaient principalement à se protéger des "compagnies". Les compagnies étaient des troupes de mercenaires commandités par des seigneurs pour piller et mettre à sac les cités voisines et/ou concurrentes (Thalamus Parvis).

"A Cournonterral"
D'après le dessin de Jean-Marie Amelin (1785-1858) exécuté en 1822.
Vue de l'actuelle place Viala avant la construction de l'Hôtel de Ville.
Tour de l'Horloge (ou du Clocher), Entrée du Levant (Plan de la Bibliothèque) et la Croix au milieu de la Place (face à l'actuel Hôtel de Ville).
Se référer au plan du Cadastre Napoléonien en haut de la page pour situer les constructions.
Par RICESCO 2012

Ancien clocheton de la tour de l'Horloge (voir dessin précédent) aujourd'hui sur le clocher du Temple.

DU RAMASSOL AU COULAZOU

René SARABIA
A l'heure de l'innocence
Mon village est enfant
Tout rempli d'insouciance
De rires et de chants
Et cette ribambelle
Fruit de nos lendemains
Va à la maternelle
En chantant ce refrain

Du Ramassol au Coulazou
Les pitchounets sont de chez nous!

A l'heure de la tendresse
Mon village a ses vieux
Qui au sortir de messe
Le regard malicieux
S'installent sur la place
Alignés sur un banc
Pour évoquer les chasses
Du temps de leur vingt ans!

Du Ramassol au Coulazou
Le temps s'écoule mais qu'il est doux!

A l'heure de la jeunesse
Mon village a vingt ans
Garçons et filles ne cessent
D'échanger des serments
Le soir sous les charmilles
Tout prés du vieux Théron
Je sais plus d'une fille
Qui n'a pas su dire non!

Du Ramassol au Coulazou
On se le coure le guilledou!

A l'heure de la peine
Mon village a ses pleurs
Les chants les rires s'éteignent
On apporte des fleurs
Sur le chemin de pierre
On accompagne encore
Jean, Louis, Marie ou Pierre
Vers son dernier décor!

Du Ramassol au Coulazou
Perdre un ami c'est un peu nous!

Quand arrivent les cendres
Mon village rugit
Les Paillasses descendent
Se rouler dans la lie
Que le diable m'emporte
Ce jour-là est béni
Le cul dans une comporte
On est au paradis

Du Ramassol au Coulazou
Nous on rigole et on s'en fout!

A mon heure dernière
Je rejoindrai le ciel
J'irai trouver Saint-Pierre
Lui donner ce conseil
Venez donc sur la terre
Il y a un paradis
Que dieu c'est fait naguère
Et c'est notre midi

Du Ramassol au Coulazou
Nous on rigole et on s'en fout!

Quand arrive Septembre
Mon village est en fruits
De ces fruits couleur d'ambre
Qu'on cueille jusqu'à la nuit
Et c'est sur une table
Qu'on les retrouve un jour
Petit vin confortable
Qu'on boit avec amour

Du Ramassol au Coulazou
Les vignerons sont de chez nous!

Du Ramassol au Coulazou
On est heureux un point c'est tout!

Renè Sarabia le 23 Juin 2012 lors du Total Festum à Cournonterral

Divers Haut de page Liens
Divers Haut de page Liens